Parcours de réussite : devenir armurier

2janvier 2021
by mareussitepro

L’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées a recueilli les témoignages de jeunes pour lesquels la voie professionnelle aura été celle de la réussite et de l’épanouissement. Regroupés par familles de métiers sur le site 55projets.fr, ces témoignages apportent un éclairage original sur la construction d’un parcours de réussite.

Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir le témoignage de Maxence (26 ans), qui nous explique son parcours dans les métiers d’Art et de l’Artisanat.

J’ai toujours aimé la chasse et les armes ; aussi mon projet professionnel était déjà affirmé lorsque, en troisième, j’ai décidé de mon choix d’orientation.

Je savais qu’il y avait une école d’armurerie à SAINT-ETIENNE (le lycée Benoît Fourneyron) et qu’il fallait être titulaire d’un CAP ou d’un BEP relevant de la filière mécanique.

C’est au lycée Saint Joseph de TOULOUSE que j’ai préparé un BEP MPI (Métiers de la Productique Informatisée). J’ai eu ainsi l’occasion d’effectuer des périodes de formation en entreprise à l’armurerie de TOULOUSE. Là, on fabriquait, modifiait, réparait des armes de chasse essentiellement, mais aussi des armes de tir. Cette formation a été particulièrement intéressante et enrichissante. J’ai validé mon diplôme en 2009.

A l’issue du BEP, j’ai candidaté pour la préparation, en deux ans, d’un BMA (Brevet des Métiers d’Art) spécialité armement. Après constitution d’un dossier d’inscription accompagné d’une lettre de motivation, j’ai fait partie des trente jeunes qui ont été retenus pour passer des tests et un entretien de sélection préalable.

Nous avons été quinze à suivre cette formation au sein du lycée Benoît Fourneyron de SAINT-ETIENNE. A la fin du troisième trimestre de cette première année, j’ai eu la chance de faire un stage de trois mois dans la police à l’ECLPN de LIMOGES (Établissement Central Logistique de la Police Nationale)

A l’atelier, nous récupérions des armes qu’il fallait réparer ou modifier.

Au cours de ma deuxième année, nous avions un dossier à présenter, ainsi qu’une réalisation présentant une innovation technique. J’avais choisi la réalisation d’une carabine pliante de façon à faciliter le transport et la maniabilité. Ce fut un challenge très prenant car il fallait être prêt pour le jour de l’examen et la soutenance du dossier devant les membres du jury.

J’ai obtenu mon diplôme en 2011 et j’ai commencé à travailler, pendant un an, à CHATILLON-SUR-PLAGE, au sein de l’armurerie Szewc, qui possède un stand de tir.

Désireux de me rapprocher de Toulouse, j’ai trouvé un emploi dans une armurerie de PORTET-SUR-GARONNE où je suis resté un an avant que l’on me propose d’aller dans une autre armurerie de LABEGE chez Liberty Pêche Chasse où je suis resté plus de deux ans.

Désireux de pouvoir parfaire mes connaissances et de pouvoir évoluer dans mon métier, j’ai décidé, à 25 ans, de passer un concours pour rentrer dans la police nationale. J’ai été reçu au concours externe et j’ai eu la possibilité de choisir mon affectation entre Lille et Rouen.

J’ai choisi LILLE et je suis actuellement contrôleur des services techniques, spécialité armement, et officie en qualité d’adjoint au chef de service.

Je suis conscient d’avoir encore des connaissances à acquérir, mais je suis très heureux d’avoir mené à terme mon projet professionnel. La perspective de pouvoir, par ailleurs, évoluer, en passant des concours au sein de la police me ravit.

Mon message à celui ou celle qui cherche sa voie :

Il est important de rechercher une activité, un métier dans lequel on va pouvoir s’épanouir et, si on éprouve quelques difficultés, cela peut arriver, il faut compenser celles-ci en se donnant à fond pour réussir.

Maxence AUTHIE

Ce témoignage est issu du Florilège des Réussites de l’Enseignement Technique 2019, réalisé par l’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées.

Retrouvez d’autres parcours d’orientation réussis de jeunes issus de l’enseignement technique sur le site 55projets.fr.

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