Parcours de réussite : devenir boucher

14décembre 2020
by mareussitepro

L’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées a recueilli les témoignages de jeunes pour lesquels la voie professionnelle aura été celle de la réussite et de l’épanouissement. Regroupés par familles de métiers sur le site 55projets.fr, ces témoignages apportent un éclairage original sur la construction d’un parcours de réussite.

Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir le témoignage de Marius (27 ans), qui nous relate son parcours dans les métiers de l’alimentation.

Après la troisième j’ai accompli un parcours scolaire des plus classiques : seconde, première, terminale. J’ai obtenu en 2009 mon Baccalauréat S, avec mention Bien.

La suite s’est inscrite, tout naturellement, dans le prolongement de mes aspirations et de mes passions. Celles-ci s’expriment et s’organisent autour d’un certain nombre de valeurs liées au respect du produit, en l’occurrence le lait, le poisson, la viande, depuis la production jusqu’à la consommation en passant par la phase transformation.

Très attaché aux propriétés nutritionnelles, gustatives et qualitatives je suis un adepte du « Made in France » au sens noble du terme.

C’est ainsi que je suis rentré à l’École d’Ingénieurs de Purpan (EIP) afin de préparer un diplôme d’ingénieur spécialisé en agriculture, agronomie et agroalimentaire, que j’ai obtenu en 2014. Cinq années d’études et un domaine d’approfondissement m’ont permis d’enrichir et diversifier mes connaissances.

A la fin de ma formation, j’ai eu l’opportunité d’aller travailler en Irlande au sein de l’entreprise Gillardeau spécialisée dans l’élevage des huîtres d’exception qui doivent leur qualité et leur finesse aux techniques employées lors de leurs productions.

Cependant, mon attrait pour la viande et le désir de mieux connaître toute cette filière m’a conduit à diversifier mon champ d’investigation et à préparer le Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP) de boucher.

Je suis donc rentré en apprentissage dans la boucherie d’Hervé Sancho, Maître Artisan boucher, de BAGNERES DE BIGORRE et Meilleur Ouvrier de France 2007. A ses côtés, j’ai appris le métier et je me suis efforcé de cultiver l’excellence en travaillant des viandes locales de qualité avec le plus grand soin.

Au cours de ces deux ans, j’ai fréquenté l’École des Métiers de TARBES et obtenu mon CAP en 2016.

D’un naturel curieux et désireux d’enrichir mes connaissances je suis parti relever un défi et me présenter à un concours qui se déroulait à Auckland en Nouvelle-Zélande, pays du Kiwi, du rugby mais aussi du mouton puisqu’on en compte huit par habitant.

J’y suis resté un an et je suis rentré en France en 2017. Je travaille depuis quelques mois à LOURDES au sein d’un magasin fermier « La ferme en direct » pour des éleveurs qui souhaitent valoriser la viande qu’ils produisent à savoir notamment les bovins de race Blonde d’Aquitaine, des porcs Duroc et des agneaux de race Romane. Je les conseille sur le tri des bêtes en fonction des périodes d’engraissement et je communique à ma clientèle le « bien manger ».

Est-ce que je regrette le fait d’être devenu boucher ? : sûrement pas ! Je préfère faire ce que je fais plutôt que d’être dans un bureau.

Et le salaire ? : je gagne autant que si j’étais ingénieur !

Mon message à celui ou celle qui cherche sa voie :

N’avoir aucune honte à entrer dans un CFA pour faire un apprentissage et savoir aussi qu’un choix n’est jamais définitif.

Marius Brossier

Ce témoignage est issu du Florilège des Réussites de l’Enseignement Technique 2019, réalisé par l’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées.

Retrouvez d’autres parcours d’orientation réussis de jeunes issus de l’enseignement technique sur le site 55projets.fr.

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