Parcours de réussite : devenir chef de chantier

23décembre 2020
by mareussitepro

L’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées a recueilli les témoignages de jeunes pour lesquels la voie professionnelle aura été celle de la réussite et de l’épanouissement. Regroupés par familles de métiers sur le site 55projets.fr, ces témoignages apportent un éclairage original sur la construction d’un parcours de réussite.

Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir le témoignage de Corantin (30 ans), qui nous raconte son parcours dans les métiers du bâtiment et des travaux publics.

A la sortie de mon Baccalauréat S en sport étude natation, j’avais deux choix : m’engager dans l’armée ou continuer mes études en physique appliquée.

J’ai choisi l’armée et je me suis engagé en tant qu’Officier Marinier dans la Marine Nationale. Après 3 ans rythmés par l’apprentissage militaire et n’ayant pas concrétisé mon objectif, j’ai décidé de faire autre chose.

Le monde du bâtiment m’attirant, j’ai repris mes études en Brevet de Technicien Supérieur Bâtiment au lycée du Garros d’AUCH. Non sans mal, je me suis remis sur les bancs de l’école. Cela n’a pas été facile car après 3 ans passés à bouger tous les jours, il a fallu de nouveau rester assis et attentif pendant plusieurs heures. Au début, je finissais même les cours debout ! La reprise des cours, de l’apprentissage, de l’attention, du travail extra scolaire a été compliquée.

Ayant fait un Bac S, certaines matières, telle que la « mécanique des structures », m’étaient inconnues. Il a fallu travailler dur pour rattraper mon retard sur ces matières. A force de travail et de longues soirées, au bout des deux ans du Brevet de Technicien Supérieur, je finis second de ma promotion avec d’excellentes notes.

En suivant, j’avais comme objectif de réaliser une licence professionnelle en conduite de travaux. Il n’était plus envisageable pour moi de ne plus gagner d’argent. J’avais dû faire un prêt étudiant pour reprendre mes études et mon prêt touchait à sa fin.

A ce moment là, mes professeurs m’ont parlé de l’INSA (Institut National des Sciences Appliquées) de TOULOUSE avec sa filière Génie Civil en alternance. Devenir Ingénieur, ça fait rêver mais ils m’ont tout de suite mis en garde quant à la charge de travail et la marche qu’il y a entre le Brevet de Technicien Supérieur et l’école d’ingénieur. A la suite d’un recrutement sur dossier et d’un entretien, me voilà engagé de nouveau dans un cursus scolaire, mais en alternance.

Le rythme de l’alternance à l’INSA est plutôt bien fait, avec des périodes en entreprise de plus en plus grandes au fil des années. Cela permet de se familiariser et de s’intégrer facilement au monde du travail et de son entreprise. Venant d’un Brevet de Technicien Supérieur, la charge de travail a été conséquente. Il me fallait travailler deux fois plus que mes camarades qui venaient d’IUT ou de classe préparatoire.

Après ces 3 ans intenses en travail mais riches en échanges avec mes camarades de classe et mes collègues de travail, me voilà diplômé : Ingénieur Génie Civil.

Moi qui envisageais simplement de faire une licence professionnelle, j’ai désormais un bac +5.

Ma devise qui m’a fait tenir est que « rien n’est impossible et qu’à force de travail on arrive à tout ».

A ce jour, je suis toujours dans l’entreprise dans laquelle j’ai réalisé mon alternance, SOPRECO, qui est basée à Toulouse et Bordeaux avec deux activités de travaux : Gros Œuvre et Tout corps d’État. Je suis dans cette seconde activité et après seulement deux ans d’entreprise, je gère, avec mon directeur de travaux, des chantiers de plusieurs millions d’euros.

Mon message à celui ou celle qui cherche sa voie :

A force de volonté et de travail, il y a de la place pour les gens motivés.

Corantin DEGEZ

Ce témoignage est issu du Florilège des Réussites de l’Enseignement Technique 2019, réalisé par l’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées.

Retrouvez d’autres parcours d’orientation réussis de jeunes issus de l’enseignement technique sur le site 55projets.fr.

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