Parcours de réussite : devenir consultant en marketing

16janvier 2021
by mareussitepro

L’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées a recueilli les témoignages de jeunes pour lesquels la voie professionnelle aura été celle de la réussite et de l’épanouissement. Regroupés par familles de métiers sur le site 55projets.fr, ces témoignages apportent un éclairage original sur la construction d’un parcours de réussite.

Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir le témoignage de Grégory (25 ans), qui nous raconte son parcours dans les métiers de la relation client.

Elève moyen au collège, j’avais des difficultés dans les matières générales, en particulier en français et en mathématiques, car j’avais besoin de concret et de comprendre l’utilité pratique des différents enseignements. Mes professeurs m’ont donc recommandé la voie professionnelle, où je devais potentiellement être plus à l’aise, si je trouvais la filière qui me convenait.

Le DNB en poche, j’ai choisi de préparer un BEP VAM (Vente Action Marchande) au lycée Charles de Gaulle de MURET car l’univers de la vente me plaisait bien et des proches qui y travaillaient pensaient que cela m’aiderait à surmonter ma timidité et à aller un peu plus vers les gens. D’autre part je me voyais plus dans le secteur tertiaire qu’industriel. Malgré mes difficultés en mathématiques, je pensais pouvoir combler mon retard et me voyais bien continuer dans les chiffres. Dès qu’on a commencé à attaquer les enseignements de spécialité, je me suis senti très à l’aise et j’ai compris que cette filière était faite pour moi. Mes lacunes en mathématiques ont été comblées en un trimestre. J’avais pris goût à mes études car la pédagogie y correspondait mieux à ma façon d’apprendre qu’au collège. Je réussissais mieux sans travailler davantage. Plusieurs professeurs ayant eu une expérience professionnelle préalable ont su me donner des exemples concrets, qui m’ont poussé à approfondir.

Après l’obtention de mon BEP, j’ai choisi de poursuivre en Bac Pro commerce dans le même lycée. Cette formation se faisait alors en 2 ans après un BEP. Des professeurs ont vu que j’avais beaucoup de facilités et m’ont encadré et « challengé » pour que j’envisage des études supérieures. Des périodes de stage, dans des secteurs variés, plus longues qu’en BEP, avec plus de responsabilités, ont également stimulé ma motivation et conforté mes choix.

Comme j’avais obtenu le bac avec la mention très bien, mes professeurs m’ont expliqué toutes les possibilités qui s’offraient à moi : BTS, licence pro, IUT, et même école de commerce en bachelor. Le BTS management des unités commerciales m’a semblé la perspective d’évolution la plus judicieuse car je souhaitais m’orienter plutôt vers la distribution avec une perspective plus managériale que commerciale. En préparant le BTS au lycée Henri Matisse de CUGNAUX j’ai eu l’occasion de faire tous mes stages dans une grande enseigne où j’assistais les managers, tout en occupant aussi d’autres postes, en fonction des besoins. Cela m’a permis de travailler sur les problématiques posées par la gestion d’un point de vente, ce qui m’a beaucoup intéressé.

En BTS, l’une de mes professeures qui m’avait encouragé à poursuivre mes études, m’a orienté vers la classe préparatoire D1 droit-économie-gestion, à double cursus, du lycée Ozenne de TOULOUSE, qui permet à des bac + 2 de passer une licence 3 et en même temps de préparer les concours d’entrée aux écoles de commerce. Cette année de formation est très exigeante avec beaucoup d’heures de cours à l’Université TOULOUSE 1 Capitole ainsi qu’au lycée, et des entraînements intensifs aux concours d’entrée. J’y ai découvert que j’étais capable d’apprendre des choses théoriques et de développer une grosse capacité de travail, ce qui m’a été très utile par la suite. Avec une licence 3 on peut entrer directement en deuxième année d’école de commerce, si on y est admis.

Titulaire d’une licence AES (Administration Economique et Sociale), j’ai pu intégrer, après réussite au concours, la NEOMA Business School de ROUEN, dans un cursus comportant deux ans d’études théoriques, une année d’expérience en entreprise et 6 mois de stage de fin d’études. Pour payer les frais de scolarité élevés, j’ai contracté un emprunt étudiant sur 8 ans que je compte rembourser sans difficulté grâce au salaire que peut espérer le diplômé bac+5, « master en management » spécialisation « commercial-marketing » que je suis devenu.

L’entreprise où j’ai effectué mon stage de fin d’études, une grosse société internationale de mesure et d’analyse de données, m’a recruté comme consultant en marketing pour la grande distribution et je suis maintenant installé en région parisienne. J’y ai beaucoup de travail, mais je trouve cela très enrichissant d’autant que je suis devenu rapidement autonome sur mon poste et avec mes clients.

Mon message à celui ou celle qui cherche sa voie :

Ne pas baisser les bras, prendre le temps de se demander vers quoi l’on veut s’orienter, et ne pas hésiter à poser des questions et à faire confiance aux personnes qui sont là pour vous aider et vous encourager. 

Grégory GUITARD

Ce témoignage est issu du Florilège des Réussites de l’Enseignement Technique 2019, réalisé par l’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées.

Retrouvez d’autres parcours d’orientation réussis de jeunes issus de l’enseignement technique sur le site 55projets.fr.

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