Parcours de réussite : devenir électrotechnicien

29décembre 2020
by mareussitepro

L’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées a recueilli les témoignages de jeunes pour lesquels la voie professionnelle aura été celle de la réussite et de l’épanouissement. Regroupés par familles de métiers sur le site 55projets.fr, ces témoignages apportent un éclairage original sur la construction d’un parcours de réussite.

Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir le témoignage de Rémi (30 ans), qui nous explique son parcours dans les métiers du pilotage et de la maintenance d’installations automatisées.

En troisième, au collège climatique René Billières d’ARGELES GAZOST, je n’étais pas très travailleur ; il faut dire que je n’avais pas vraiment d’objectif.

J’ai donc suivi une classe de seconde générale, au lycée Victor Duruy de BAGNERES DE BIGORRE ; avec comme option Sciences de l’ingénieur. Je ne peux pas dire que cela se soit bien passé. Cette année là a été perturbée par les grèves lycéennes et étudiantes ; je n’étais pas très assidu en cours ; de plus je manquais de maturité.

J’ai donc redoublé ma seconde avec l’ambition de décrocher un Bac Sciences et Techniques de l’Ingénieur, spécialité génie électrotechnique. Le contenu de la formation me convenait parfaitement ; c’était concret et j’avais la conviction d’avoir trouvé ma voie. J’ai obtenu mon diplôme en 2006 avec mention Bien.

Une suite logique s’ouvrait à moi : la préparation du Brevet de Technicien Supérieur en Electrotechnique. J’ai suivi cette formation professionnalisante dans l’espoir de pouvoir, à l’issue de celle-ci, travailler et m’émanciper financièrement. C’est au
lycée Jean Dupuy de TARBES que j’ai préparé mon BTS.

La première année, j’ai effectué un stage en entreprise chez EDF où j’ai découvert un domaine qui me plaisait particulièrement. La deuxième année, j’ai travaillé sur un projet qui consistait à automatiser une lunette astronomique, installée au Pic du Midi. Cette expérience fut particulièrement enrichissante. J’ai eu l’occasion d’installer, sur le site, l’armoire de commande et le câblage de celle-ci.

Le plaisir que j’éprouvais dans la réalisation de ces activités et la facilité avec laquelle je les conduisais, m’emmenaient, insidieusement, à m’endormir sur mes lauriers : j’avais tendance à vivre sur mes acquis.

Je me suis donc fait «secouer par un prof» qui m’a incité à réfléchir à ce que je voulais faire les 20 prochaines années, et me
projeter sur ce que j’avais fait en stage pour savoir si c’était là ma vocation ou si je voulais progresser encore. Il a su me rassurer sur ma capacité à poursuivre des études. Je me suis donc mis à «bosser».

En 2008 j’ai validé mon diplôme de BTS.

A l’issue de cela, j’avais la possibilité d’intégrer l’École des Mines de SAINT-ETIENNE ou de rentrer à l’Institut National des Sciences Appliquées, en Génie électrique. J’ai opté finalement pour la préparation d’un diplôme d’ingénieur à l’École des Mines.

Cette formation s’est déroulée dans le cadre de l’alternance. J’ai ainsi signé un contrat d’apprentissage avec EDF et je partageais ma formation entre l’école, de SAINT-ETIENNE, et le site EDF où j’étais affecté, à savoir : la centrale hydroélectrique de
MONTEZIC
dans l’Aveyron.

La première année de formation a été assez difficile car je me trouvais en concurrence avec d’autres étudiants issus de classes préparatoires. Cela a généré, chez moi, un gros travail personnel, surtout en mathématiques. J’ai validé mon diplôme en 2011.

A la suite, comme l’alternance s’était bien déroulée, EDF m’a proposé un «job» comme responsable d’exploitation. Ma vie professionnelle débutait ; j’avais 23 ans et une équipe de 9 personnes sous ma responsabilité.

Au bout de trois ans, le Directeur m’a proposé de changer d’usine et j’ai été affecté au barrage de Bort les Orgues en Corrèze, toujours sur le même poste. J’avais l’impression de «redoubler» alors que je souhaitais développer d’autres compétences. Il faut dire que mon projet était d’être directeur d’usine. J’ai donc mis à profit ce second poste pour apprendre de nouvelles choses et sortir de ma zone de confort afin de préparer le poste d’après.

Cette opportunité tardait à se concrétiser et mon désir de me rapprocher de ma famille paraissait difficile à réaliser. Approché par le Groupe ENGIE qui cherchait un Chef de groupement pour la SHEM (Société Hydro Electrique Midi)
à SOULOM dans les Hautes-Pyrénées, j’ai accepté ce poste qui correspondait tout à fait à mes aspirations. Depuis mai 2017, je suis chef d’usine, je me «régale» dans mon travail, qui correspond à l’aboutissement de mon projet professionnel.

Mon message à celui ou celle qui cherche sa voie :

Faire preuve de curiosité : ne pas hésiter à se renseigner, à se rendre compte de visu de l’environnement professionnel d’un métier et lorsqu’on trouve une voie, ou une activité qui suscite de l’intérêt, foncer et se faire plaisir.

Rémi AIO

Ce témoignage est issu du Florilège des Réussites de l’Enseignement Technique 2019, réalisé par l’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées.

Retrouvez d’autres parcours d’orientation réussis de jeunes issus de l’enseignement technique sur le site 55projets.fr.

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