Parcours de réussite : devenir frigoriste

18janvier 2021
by mareussitepro

L’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées a recueilli les témoignages de jeunes pour lesquels la voie professionnelle aura été celle de la réussite et de l’épanouissement. Regroupés par familles de métiers sur le site 55projets.fr, ces témoignages apportent un éclairage original sur la construction d’un parcours de réussite.

Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir le témoignage de Benjamin (26 ans), qui nous relate son parcours dans les métiers du numérique et de la transition énergétique.

J’avais 15 ans et demi, j’étais en dernière année au collège, que faire ? Je ne voulais pas aller au lycée mais je ne savais pas quoi faire. Je devais faire un stage en classe de troisième. Mais où le faire et quel métier choisir ? Autant d’interrogations. J’en ai parlé avec mes parents, au collège, et toujours pas d’idée.

Mon père, agriculteur, et ma famille sont tous très attirés par tout le matériel agricole et la mécanique. Pour ma part, je n’en savais rien.

En mars 2008, mon père et mon oncle allèrent à la foire agricole à SAMATAN dans le Gers, tous passionnés par la mécanique agricole ; j’allais avec eux mais je savais que la date de la foire coïncidait avec la journée Portes Ouvertes de l’École des Métiers du Gers de PAVIE. Nous voilà partis pour la journée. J’ai passé la matinée derrière mon père et mon oncle qui avaient le nez dans les tracteurs, les machines. En fin de matinée, arrivé à l’École des Métiers du Gers, on m’a proposé de m’expliquer ce qu’était l’apprentissage, de visiter les ateliers et d’y rencontrer des professionnels et des apprentis. On m’a présenté l’apprentissage : travailler et être en partie autonome financièrement me plaisaient bien, la partie scolaire limitée à 1 semaine par mois me convenait. J’ai fait ensuite le tour du CFA, qui proposait beaucoup de métiers de la mécanique, du bâtiment, de l’alimentation, de l’hôtellerie et des services. En rencontrant des professeurs, des apprentis et des maîtres d’apprentissage, j’ai flashé pour le froid et la climatisation : la technique, l’environnement, la nouveauté et des possibilités de travailler avec des nouvelles technologies.

Je suis reparti «boosté», j’ai fini ma 3eme, plutôt bien ; j’avais retrouvé l’envie d’apprendre. Mon projet d’apprentissage dans le froid et la climatisation faisait son chemin ; c’était bien ce que je voulais faire. J’ai terminé mon année au collège et en même temps, cherchant une entreprise, le mercredi je prenais mon vélo et je faisais le tour des entreprises de froid et de climatisation. Avant, j’avais rédigé une lettre pour expliquer mon choix et un petit CV. J’ai trouvé l’entreprise ERATIS de BOULOC, qui fait des systèmes de froid et de climatisation pour l’industrie pharmaceutique. Je voyais la fin du collège et j’ai eu le brevet sans trop de difficulté. J’ai signé mon contrat d’apprentissage et j’ai commencé à travailler.

Pendant les 2 années de CAP, l’alternance avec peu de temps à l’École des Métiers me convenait bien. Dans l’entreprise, j’aidais un technicien qui équipait des armoires isothermes avec des systèmes de froid et de climatisation assez compliqués. Très rapidement, l’entreprise m’a fait confiance et m’a laissé faire en autonomie. L’activité était forte et on devait livrer de nombreux produits. J’étais seul sur mon poste de travail et je faisais comme le technicien qui m’avait aidé au début. L’entreprise devait me conduire chez des clients pour faire des interventions de dépannage ; j’aimais bouger, je préférais le chantier à l’atelier.

En 2010, j’ai eu mon CAP et je voulais continuer en Bac Pro car le CAP ne serait pas suffisant, vu la complexité des systèmes. L’entreprise ERATIS pouvait me garder, mais j’avais envie de changer pour voir autre chose. J’ai contacté l’entreprise ATECLIM, spécialisée dans le froid industriel et commercial. Alain Tirman, le responsable m’a expliqué son activité : l’installation et la maintenance de gros systèmes dans divers domaines (le secteur vinicole avec la régulation des installations de vinification, le secteur de la grande distribution avec les chambres réfrigérées et le secteur industriel avec des systèmes de régulation de température). C’était bon ; il m’a pris en apprentissage pour faire mon Bac Pro. Pendant les 2 ans d’alternance, j’ai travaillé avec Alain Tirman, mon maître d’apprentissage, passionné et passionnant. Il m’a transmis tout ce qu’il savait, il m’a considéré comme un technicien et m’a laissé de plus en plus d’autonomie sur des chantiers. Chaque jour était différent ; c’était bien de cela dont j’avais envie.

En 2012 j’ai eu mon Bac Pro ; l’entreprise souhaitant me garder, j’ai donc signé mon contrat en CDI et je suis toujours chez ATECLIM. J’ai un travail passionnant, je travaille en autonomie sur des chantiers, les clients m’apprécient et, en plus, j’ai toute la confiance du chef d’entreprise.

L’apprentissage et les diplômes professionnels me permettent d’être satisfait de ce que j’ai fait, et si c’était à refaire, je referais pareil après le collège.

Mon message à celui ou celle qui cherche sa voie :

On va toujours réussir si on est passionné et persuadé que le projet correspond à ce qu’on a envie faire.

Benjamin LAVAYSSIERE

Ce témoignage est issu du Florilège des Réussites de l’Enseignement Technique 2019, réalisé par l’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées.

Retrouvez d’autres parcours d’orientation réussis de jeunes issus de l’enseignement technique sur le site 55projets.fr.

Parcours de réussite