Parcours de réussite : devenir ingénieur chercheur

13janvier 2021
by mareussitepro

L’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées a recueilli les témoignages de jeunes pour lesquels la voie professionnelle aura été celle de la réussite et de l’épanouissement. Regroupés par familles de métiers sur le site 55projets.fr, ces témoignages apportent un éclairage original sur la construction d’un parcours de réussite.

Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir le témoignage de Pierre-Jean (29 ans), qui nous explique son parcours dans les métiers de l’industrie.

Après une scolarité moyenne au collège, où seules les sciences du vivant m’intéressaient, j’ai sollicité l’aide d’un conseiller d’orientation pour poursuivre mon cursus.

J’ai choisi de m’orienter vers un CAP employé technique de laboratoire où j’ai appris, à travers de très nombreux travaux pratiques, les techniques de base de la biologie et de la chimie, tout en revoyant les fondamentaux des matières générales. Ce CAP, que j’ai préparé au lycée Jolimont de TOULOUSE, m’a permis d’étudier mes matières favorites en repartant sur de bonnes bases dans les matières générales ce qui m’a donné confiance en moi.

J’ai ensuite poursuivi, dans le même établissement, par un Baccalauréat  Sciences et Technologies de Laboratoire option biochimie et génie biologique.

Pour cela, j’ai dû intégrer une première d’adaptation qui m’a permis d’approfondir mes connaissances scientifiques tout en privilégiant les travaux pratiques.

Par la suite, j’ai intégré un Brevet de Technicien Supérieur d’analyses biologiques médicales dans lequel mes connaissances scientifiques abstraites ont pu être utilisées dans un contexte clinique grâce à la découverte des maladies et pathogènes au sein de nombreux TP. Ce cursus au lycée Jolimont de TOULOUSE m’a donné un tel élan que j’ai souhaité continuer mon apprentissage du fonctionnement du vivant à la faculté.

Grâce à l’obtention de mon Brevet de Technicien Supérieur, j’ai pu accéder directement à la deuxième année de licence de biologie cellulaire et physiologie. Une fois l’obtention de la licence, j’ai continué par un Master de recherche en pharmacologie.

Le plus compliqué dans mon cursus universitaire à l’Université Paul Sabatier de TOULOUSE fut l’adaptation aux modalités de travail de la faculté. On se retrouve dans de grands amphithéâtres, un peu noyé au milieu de tout le monde. Il n’y a plus vraiment de cadre. Il faut être très organisé et autonome. Le fait d’avoir pu accéder directement à la deuxième année de licence m’a permis d’éviter la première année de faculté, où ce phénomène de masse est bien plus important. Je pense que ceci aurait pu me décourager à poursuivre.

En bref, mon cursus m’a permis d’avoir de larges connaissances dans de nombreux domaines scientifiques (physiologie, pharmacologie, immunologie, microbiologie, biologie moléculaire…) ainsi qu’une bonne capacité de manipulation et un bon esprit scientifique.

Je travaille actuellement comme ingénieur d’étude au CNRS où j’assiste les chercheurs dans leurs manipulations, dans un contexte d’interaction hôtes-pathogènes.

Mon message à celui ou celle qui cherche sa voie :

Il existe de nombreuses passerelles entre les filières, que l’on peut commencer par un CAP et aller jusqu’au doctorat. Cela demande juste une bonne dose de motivation et de patience.

Pierre-Jean BORDIGNON

Ce témoignage est issu du Florilège des Réussites de l’Enseignement Technique 2019, réalisé par l’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées.

Retrouvez d’autres parcours d’orientation réussis de jeunes issus de l’enseignement technique sur le site 55projets.fr.

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