Parcours de réussite : devenir ingénieur gestion de projets industriels

20janvier 2021
by mareussitepro

L’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées a recueilli les témoignages de jeunes pour lesquels la voie professionnelle aura été celle de la réussite et de l’épanouissement. Regroupés par familles de métiers sur le site 55projets.fr, ces témoignages apportent un éclairage original sur la construction d’un parcours de réussite.

Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir le témoignage de Sébastien (32 ans), qui nous explique son parcours dans les métiers des études et de la modélisation numérique du bâtiment.

Après une scolarité normale au collège de BEHREN-LES-FORBACH, en Moselle, j’ai obtenu le DNB sans difficulté. Cela m’a permis d’intégrer une classe de seconde générale au lycée Jean Moulin de FORBACH. Dans le courant de ma première année de seconde, j’ai cessé le travail scolaire lorsque j’ai appris que nous allions quitter la Lorraine pour le Sud-Ouest.

J’ai été alors inscrit au lycée Jean Jaurès de SAINT-AFFRIQUE, en Aveyron, où j’ai redoublé ma classe de seconde. Je suis ensuite passé en première au lycée Alexis Monteil de RODEZ dans la filière STI génie électronique. N’ayant pas obtenu le baccalauréat à l’issue de la classe de terminale, faute de travail, je décidais de quitter le système scolaire et de chercher un emploi.

Pendant un an et demi environ, j’ai occupé successivement tous les postes de la chaîne de fabrication du Roquefort dans diverses entreprises de la filière.

J’ai ensuite voulu reprendre ma formation en électronique, cette fois au centre AFPA de TOULOUSE-PALAYS, où cela ne s’est pas très bien passé.

J’ai alors travaillé, en tant qu’intérimaire, comme ouvrier métallurgiste, dans plusieurs sociétés avant d’intégrer l’entreprise FTFM La Toulousaine à ESCALQUENS, spécialisée dans la fabrication de portails, clôtures, portes de garage, volets roulants et autres produits pour l’habitat et l’industrie. J’y suis depuis 8 ans en CDI, dont les quatre premières années en qualité d’ouvrier métallurgiste. Je ne me sentais pas à ma place en tant qu’ouvrier et je voulais faire évoluer ma famille, qui venait de s’agrandir avec la naissance de ma première fille. À la suite de cette naissance et d’une déception professionnelle, j’ai repris des études dans le cadre de cours du soir à l’IPST-CNAM de l’Université Paul Sabatier et en 2013 et j’ai obtenu le DAEU (Diplôme d’Accès aux Études Universitaires). Ce diplôme m’a ouvert les portes de l’IUT Génie Mécanique et Productique de l’Université Paul Sabatier. J’ai effectué la première année par le biais du FONGECIF (Congé Individuel de Formation), la seconde en alternance dans mon entreprise. J’ai obtenu mon DUT en 2017.

En formation continue à l’ICAM (Institut Catholique d’Arts et Métiers) de TOULOUSE depuis la rentrée 2017, je serai diplômé en ingénierie généraliste à la fin de l’année scolaire 2018-2019. À La Toulousaine, j’occupe déjà un poste d’ingénieur. Je fais de la gestion de projets industriels. Je suis responsable du processus d’amélioration continue de postes de travail et d’ateliers de fabrication, ainsi que des travaux neufs.

À 32 ans, je me sens maintenant parfaitement à ma place et je jouis de la reconnaissance et de la confiance de mes pairs. Mes efforts ont fini par payer, même si cela nous a demandé beaucoup de sacrifices à ma compagne et moi-même.

Mon message à celui ou celle qui cherche sa voie :

Chaque expérience est bonne à prendre, qu’elle soit positive ou négative, car elle forge la personnalité. Il y a toujours du positif dans le négatif. Il ne faut rien lâcher et ne pas se décourager dans les moments difficiles, car on finit toujours par y arriver avec des sacrifices et de l’engagement.

Sébastien PUGGIONI

Ce témoignage est issu du Florilège des Réussites de l’Enseignement Technique 2019, réalisé par l’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées.

Retrouvez d’autres parcours d’orientation réussis de jeunes issus de l’enseignement technique sur le site 55projets.fr.

Parcours de réussite