Parcours de réussite : devenir maréchal-ferrant

1janvier 2021
by mareussitepro

L’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées a recueilli les témoignages de jeunes pour lesquels la voie professionnelle aura été celle de la réussite et de l’épanouissement. Regroupés par familles de métiers sur le site 55projets.fr, ces témoignages apportent un éclairage original sur la construction d’un parcours de réussite.

Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir le témoignage de Maeva (19 ans), qui nous explique son parcours dans les métiers du Cheval et de l’équitation.

Éprouvant quelques difficultés en enseignement général j’ai effectué ma quatrième et ma troisième au lycée Agricole de MIRANDE. J’ai eu ainsi l’occasion de découvrir les métiers et activités en lien avec la nature, l’agriculture et l’équitation ; c’est ainsi que j’ai choisi de préparer, en deux ans, dans le même établissement, le CAP (Certificat d’Aptitude Professionnelle) sellier harnacheur.

Au cours de ma première année de CAP, j’ai fait un stage en entreprise à HOURTIN en Gironde au Village Western. Là, j’ai pu notamment remarquer les équipements et les besoins d’un tel centre, en matière de sellerie.

En deuxième année, mon stage s’est déroulé chez une sellière, à PUYJOURDES, dans le Lot. Ces périodes de formation en entreprise se sont très bien déroulées et m’ont beaucoup apporté.

En 2016, j’ai obtenu mon CAP et participé, la même année, au concours MAF : « un des Meilleurs Apprentis de France ». J’ai remporté, dans la spécialité sellier harnacheur, la médaille d’argent pour le département du Gers et de la région Midi-Pyrénées.

Souhaitant diversifier mes compétences, j’ai décidé de préparer, en deux ans, un CAP de maréchal-ferrant. Afin de confirmer mon projet, j’avais préalablement, et à titre personnel, fait un stage, pendant les vacances d’été, chez un maréchal-ferrant.

Durant mon cursus de formation j’ai effectué mes stages en maréchalerie à Bars dans le Gers où j’ai beaucoup appris sur l’art de forger les fers, de reconnaître les différentes causes de boiterie, de parer les pieds, d’ajuster les fers et le ferrage proprement dit. Cette formation, la «relation au vivant», et le contact avec les chevaux, m’ont toujours passionnée.

J’ai validé mon diplôme en 2018 et me suis également présentée au concours MAF, en maréchalerie. J’ai remporté la médaille d’or au niveau départemental et régional et j’ai été sélectionnée pour le concours national.

J’ai, par ailleurs, eu le plaisir et l’honneur de recevoir, de la part du Club Soroptimist d’Auch Armagnac, le Prix « Talents de Femmes » pour mon engagement professionnel dans un métier qui d’ordinaire est plutôt masculin.

Poursuivant mon projet professionnel, j’ai fait acte de candidature pour rentrer au sein de la Garde Républicaine et être un de leurs maréchaux-ferrants. Après avoir satisfait à un certain nombre de tests, notamment psychologiques, je viens d’intégrer un escadron de cavalerie de la Garde Républicaine.

Mon message à celui ou celle qui cherche sa voie :

Si j’avais un conseil à donner à un jeune, je lui dirais qu’il faut choisir une formation qui débouche sur une activité qui, avant tout, lui plaît, qui corresponde à ses aspirations et pour laquelle il est prêt à s’investir et à tout donner.

Maeva MULLER

Ce témoignage est issu du Florilège des Réussites de l’Enseignement Technique 2019, réalisé par l’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées.

Retrouvez d’autres parcours d’orientation réussis de jeunes issus de l’enseignement technique sur le site 55projets.fr.

Parcours de réussite