Parcours de réussite : devenir plasturgiste

24janvier 2021
by mareussitepro

L’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées a recueilli les témoignages de jeunes pour lesquels la voie professionnelle aura été celle de la réussite et de l’épanouissement. Regroupés par familles de métiers sur le site 55projets.fr, ces témoignages apportent un éclairage original sur la construction d’un parcours de réussite.

Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir le témoignage de Raphaël (25 ans), qui nous explique son parcours dans les métiers de l’industrie.

Ma troisième, je l’ai faite au collège Sainte-Foy de DECAZEVILLE. J’étais un élève moyen qui éprouvait quelques difficultés. En cours d’année, j’ai fait un stage de découverte professionnelle dans une boulangerie pâtisserie. Alors que se profilait, pour moi, une orientation dans la voie professionnelle, j’ai choisi de faire un Bac Professionnel hôtellerie restauration.

Afin de confirmer mon choix et m’assurer que c’était bien dans ce secteur là quel je voulais m’engager, j’ai souhaité faire un stage en juillet, chez un restaurateur. L’expérience ne fut pas heureuse, mon tuteur attendait beaucoup de moi alors que je ne connaissais rien au métier et que j’étais là pour le découvrir. Dégoûté, notamment par les reproches répétés, j’ai pris la décision de ne pas poursuivre dans cette direction.

En juillet, alors que la phase d’affectation était terminée et que les inscriptions étaient quasiment closes, je me suis mis à la recherche d’une formation. J’ai un peu galéré car les places qui restaient vacantes se limitaient aux métiers de la chaudronnerie, de l’outillage et de la plasturgie.

Plus intéressé par ce dernier secteur que par les deux précédents, j’ai obtenu «une place» au lycée La Découverte de DECAZEVILLE pour préparer un Brevet d’Etudes Professionnelles en plastiques et composites. Au cours de la première année, j’ai eu l’occasion d’effectuer une période de formation dans l’entreprise C.M.A (Composites, Moules Aveyronnais) à VIVIEZ dans l’Aveyron. Ça c’est très bien passé. Afin de diversifier mes connaissances, de découvrir d’autres technologies, j’ai choisi, la deuxième année, une entreprise qui était spécialisée dans l’extrusion, un procédé de fabrication qui consiste à souffler, gonfler du plastique pour en faire, par exemple, des sacs. J’ai passé ainsi six semaines à la SOPAVE (Suez Recyclage Valorisation de l’Environnement).

J’ai validé mon diplôme en 2010 et j’ai choisi une poursuite d’études. Bien sûr je voulais enrichir mes connaissances mais je désirais surtout sortir de cette image peu valorisante que me conférait, et conférait, aux yeux de beaucoup de personnes, le BEP.

J’ai donc préparé un Bac Professionnel en deux ans. Au cours de ma formation, j’ai effectué deux périodes de formation en entreprise à CAUSSADE, au sein de la société APEM, spécialisée notamment dans l’injection, et équipée de moules avec plateaux magnétiques rotatifs.

J’ai validé mon Bac Pro, en 2012, avec mention Bien. Le niveau acquis paraissant insuffisant aux yeux de nombreux employeurs potentiels, j’ai décidé de poursuivre ma formation afin de devenir un bon technicien.

C’est également au sein du lycée La Découverte que j’ai préparé un Brevet de Technicien Supérieur « europlastics et composites ». Pendant les deux années de formation j’ai effectué des stages dans l’entreprise AURIPLAST qui est une grosse société française de près de 600 salariés. J’étais affecté au poste de régleur et avait l’habitude de me rendre au bureau d’études, ce qui n’était pas pour me déplaire. Cette formation s’est très bien déroulée et j’ai décroché, en 2014, mon diplôme avec mention Bien.

Sur cette lancée, j’ai eu envie de faire une licence professionnelle en ingénierie CAO (conception assistée par ordinateur) et FAO (fabrication assistée par ordinateur) des surfaces complexes. J’ai suivi cette formation, en un an, dans le même établissement. Dans le cadre de ce cursus, j’ai effectué un stage de cinq mois dans l’entreprise AURIPLAST, au sein du bureau d’études. J’ai obtenu mon diplôme en 2015.

Après la licence, j’avais la possibilité de faire une école d’ingénieurs mais, n’étant pas le meilleur dans les disciplines relevant de l’enseignement général et le coût de la formation étant relativement élevé, j’ai choisi de saisir l’opportunité qui m’était donnée de travailler chez AURIPLAST, au bureau d’études. Embauché en CDI, voici trois ans que je travaille, avec beaucoup de plaisir, dans cette entreprise.

Mon message à celui ou celle qui cherche sa voie :

Ce ne serait pas à un jeune, mais en direction des prescripteurs de l’orientation que je donnerais un conseil. Je leur dirais d’insister pour qu’en classe de troisième il y ait une demi-journée, par semaine, consacrée à la visite d’entreprises, et à la découverte de secteurs d’activités.

Raphaël DIMECH

Ce témoignage est issu du Florilège des Réussites de l’Enseignement Technique 2019, réalisé par l’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées.

Retrouvez d’autres parcours d’orientation réussis de jeunes issus de l’enseignement technique sur le site 55projets.fr.

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