Parcours de réussite : devenir restaurateur

19décembre 2020
by mareussitepro

L’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées a recueilli les témoignages de jeunes pour lesquels la voie professionnelle aura été celle de la réussite et de l’épanouissement. Regroupés par familles de métiers sur le site 55projets.fr, ces témoignages apportent un éclairage original sur la construction d’un parcours de réussite.

Nous vous proposons aujourd’hui de découvrir le témoignage de Manuel (34 ans), qui nous raconte son parcours dans les métiers de l’Hôtellerie et de la Restauration.

A l’issue de ma quatrième, j’ai changé d’établissement pour rejoindre le collège Notre-Dame de Garaison de MONLEON-MAGNOAC et j’ai effectué un stage de découverte professionnelle dans une boulangerie pâtisserie.

Mon vœu d’orientation ayant été accepté, j’ai préparé un CAP/BEP cuisine et service au lycée des métiers Lautréamont de TARBES.

En première année, j’ai accompli une période de formation en entreprise qui m’a permis d’apprendre quelques bases de la cuisine. En deuxième année, j’ai opté pour la cuisine, encouragé, en cela, par des «profs» passionnés qui m’ont communiqué avec talent leur envie. Je savais que c’était un métier difficile et exigeant mais la motivation était là. Au cours de cette deuxième année, j’ai fait mon stage au Viscos de SAINT-SAVIN.

Après mon BEP, que j’ai validé en 2001, j’ai préparé en un an, par le biais du Greta, une Mention Complémentaire herbier gourmand et dessert de restaurant. J’étais en alternance et je suivais cette formation entre le lycée Lautréamont et le
restaurant le Viscos. Ce fut pour moi une belle expérience : j’allais dans l’entreprise et j’avais ainsi un avant goût de ce qu’était le travail. Par ailleurs, le côté nature de ma formation m’a bien plu.

Voulant travailler, j’ai été embauché, comme commis de cuisine, au Viscos où je suis resté six ans. J’ai été affecté pendant deux ans aux entrées (poste froid), deux autres années aux poissons et viandes, et les deux suivantes, aux desserts. Je sentais que j’apprenais sans cesse et l’ambiance de travail était agréable. Au cours de cette période, j’ai beaucoup appris au côté de Jean-Pierre Saint Martin et de Bruno Macéra.

Ayant le sentiment, au bout de ces six ans, d’avoir «fait le tour « je suis parti à PARIS chez Alain Dutournier au Carré des Feuillants (2 étoiles au «Michelin»). Là, j’ai enrichi mes connaissances, que ce soit au niveau de la confection des jus ou de la présentation des assiettes. J’étais chef de partie dans une brigade de 17 personnes. J’y suis resté deux ans. Un an comme chef de partie poisson, un an chef de partie viande. J’ai par ailleurs tissé de très bonnes relations avec le Chef Alain Dutournier et son chef exécutif, Laurent Bouveret.

Ma compagne étant à TARBES et le rythme intense de la vie parisienne s’ajoutant à celui du travail qui l’était tout autant ; voici les deux raisons qui m’ont conduit à quitter la capitale pour rejoindre ma Bigorre natale.

J’ai trouvé rapidement un travail, comme chef de cuisine, à LOURDES dans le restaurant gastronomique l’Alexandra. J’y suis resté trois ans et je me suis mis en quête d’un local afin d’ouvrir un restaurant et créer ma propre entreprise.

Ayant trouvé à TARBES l’emplacement que je recherchais, j’ai dû constituer et présenter un dossier auprès des banques pour obtenir un prêt et me lancer dans la réfection totale et l’aménagement du local. Ce fut un travail extrêmement intense. J’ai eu la chance d’être, à ce moment là, Lauréat 2014 de la dotation Gault et Millau pour les jeunes talents. Cette distinction et les articles de presse qui ont suivi m’ont apporté beaucoup dans la finalisation de mon projet, notamment au niveau des banques.

Mon restaurant, qui est ouvert depuis trois ans, s’appelle l’Empreinte et fonctionne bien, j’ai deux apprentis dont un prépare un Brevet de Technicien Supérieur (BTS).

Je suis assez fier de mon parcours et très content du résultat obtenu.

Mon message à celui ou celle qui cherche sa voie :

Il faut un minimum de motivation et de passion. Il faut aussi, dans ce métier, avoir envie de faire plaisir, pour satisfaire le client.

Manuel GODET

Ce témoignage est issu du Florilège des Réussites de l’Enseignement Technique 2019, réalisé par l’AFDET Occitanie Midi-Pyrénées.

Retrouvez d’autres parcours d’orientation réussis de jeunes issus de l’enseignement technique sur le site 55projets.fr.

Parcours de réussite